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Nous ne sommes pas encore sortis du bois 

À mesure que le pays se relève graduellement des effets de la pandémie COVID-19, notre industrie commence aussi à se remettre de la crise - plus rapidement dans certaines provinces que d’autres. La volonté initiale de Transports Canada de répondre aux besoins de la communauté de l’aviation en situation de crise est devenue moins évidente ces dernières semaines. Les demandes de prolongation de l’exemption de 90 jours relative aux exigences de formation et PPC ont été accueillies avec une certaine résistance de la part du ministère qui parle maintenant d’alternatives à la prolongation – incluant la formation de développement de compétences – alléguant des risques à la sécurité. Notre industrie appuie le concept de formation de développement des compétences, mais pour plusieurs exploitants qui n’ont pas donné cette formation au printemps, il n’est pas pratique de renouveler les qualifications en pleine saison de travail et dans le contexte de la pandémie. Les équipages de vol et les pilotes formateurs doivent se déplacer, parfois avec un risque à leur santé, alors que les inspecteurs de Transports Canada n’ont toujours pas le droit de participer à des vols en raison de la pandémie. Ensuite, les opérations d’été, qui sont déjà au ralenti, peuvent être affectées encore davantage par les exigences de formation, et des hélicoptères risquent d’être retirés dans certaines régions éloignées, ce qui affectera considérablement les clients et imposera des coûts importants aux exploitants de services d’hélicoptère. Bien que nous comprenons la valeur d’une formation au printemps, la plupart de nos pilotes sont très expérimentés et au fait des derniers développements en matière de pilotage et de sécurité. L’industrie de l’hélicoptère serait très affectée par l’exigence de formation en plein milieu de notre saison la plus occupée.  Dans ce contexte, l’ACH considère que cette formation coûte très cher, avec peu de rendement de cet investissement.

Les demandes de prolongation de l’exemption à la réglementation n’ont pas été bien reçues par Transports Canada et ont été assujetties à des exigences d’évaluation des risques plus traditionnelles où les risques sont évalués par les bureaux régionaux de TC, plutôt que par des officiels du siège social du  ministère. Le problème est que notre industrie n’a rien de traditionnel, et il semble que le gouvernement considère que le pire est passé. Mais ce n’est vraiment pas le cas dans notre industrie, et les exploitants qui survivront à cette crise prendront des années à se remettre de ses effets.

Le gouvernement fédéral a récemment entrepris un examen de la situation financière de l’aviation commerciale au Canada pour déterminer si ce secteur a réellement besoin d’une aide financière ou si ses membres peuvent survivre avec l’aide de programmes plus généraux comme le programme de Subvention salariale d’urgence du Canada. Le gouvernement avance que les transporteurs aériens non réguliers RAC 703 et 704 (aéronefs à voilure fixe et hélicoptères) ne font pas partie de l’examen. En bref, le gouvernement ne saura pas ce qu’il ne sait pas s’il n’étudie pas la situation financière des transporteurs qui n’offrent pas de vols réguliers. Suivez le bulletin de l’ACH pour plus d’information sur ce sujet.