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Les défis de notre industrie

Dans de nombreux courriels et appels téléphoniques, plusieurs membres exploitants m’ont récemment contacté pour parler des défis qui se posent à notre industrie. Parmi ces défis : les coûts de pièces et d’aéronefs (dans le contexte d’un dollar américain robuste); la nouvelle réglementation relative au temps de vol et de service en vol; le problème des drones dans un environnement au-delà de visibilité directe; le manque de pilotes et de mécaniciens; les clients qui demandent des pilotes PLUS expérimentés; une pression à la baisse des taux de transport; et les organismes de réglementation qui « ne nous comprennent pas ». Ajoutons à ces difficultés un changement de génération où les jeunes pilotes et mécaniciens demandent plus en termes de salaires, de périodes de service et de conditions de travail. Wow. Notre industrie n’est pas pour les craintifs, mais nous semblons être confrontés à un nombre inhabituellement élevé de défis dans l’environnement d’aujourd’hui. À notre dernier congrès, des membres exploitants ont proposé plusieurs idées pour relever ces défis, incluant (sans ordre particulier) :

  • Un guide à l’intention des clients potentiels pour les aider à choisir un exploitant selon des critères autres que le prix seulement, comme les systèmes de gestion de la sécurité, le signalement de problèmes de sécurité, les procédures d’amélioration de la sécurité ou l’équipement de sécurité en place, par exemple).
  • Un système de mentorat structuré pour les jeunes pilotes qui se joignent à notre industrie, incluant un système progressif d’introduction des nouveaux pilotes aux opérations de lutte contre les feux de forêt (voir ci-après).
  • L’utilisation d’un modèle de l’association pour les systèmes de gestion des risques liés à la fatigue comme moyen d’alléger la nouvelle réglementation oppressive relative aux temps de vol et de service en vol de Transports Canada, cette réglementation n’étant simplement pas appropriée pour notre segment de l’industrie (un jour de congé sur sept pendant les opérations déployées - vraiment?).
  • Une partie VI POC, en plus d’une partie VII AOC, qui pourraient donner une certaine flexibilité opérationnelle accrue, sont assujetties à certaines conditions. Des exploitants ont avancé que la nouvelle réglementation des temps de vol et de service en vol ont le potentiel de considérablement changer l’environnement de notre industrie.
  • Des améliorations au programme actuel et au nombre d’heures de formation de nouveaux pilotes d’hélicoptères commerciaux pour leur permettre de passer aux vols de ligne plus rapidement.
  • Un programme plus étendu au congrès de l’ACH pour mieux renseigner les nouveaux exploitants sur les coûts d’exploitation de divers types d’aéronefs. Les limites imposées par les lois anti-collusion empêchent l’association de traiter de toute discussion relative aux prix.

Ces questions importantes, que l’ACH suit activement, seront discutées par le comité pertinent de l’ACH et à l’occasion de la prochaine réunion du conseil d’administration.