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Les forces réglementaires 

Une partie de mon travail à l’ACH est d’agir comme interprète entre notre industrie et Transports Canada.  À plusieurs égards, ces deux parties ont un langage différent. L’industrie de l’hélicoptère accorde évidemment une grande importance à la sécurité, mais nous voyons les choses d’une manière très différente que Transports Canada. L’industrie se concentre sur la réduction des risques opérationnels dans un contexte canadien. À Transports Canada, lors de la plus récente séance plénière du Conseil consultatif sur la réglementation aérienne canadienne (CCRAC) tenue au mois d’avril, François Collins,  directeur général associé à Transports Canada, a tenté d’expliquer comment Transports Canada interprète la « sécurité » et a décrit comment le ministère arrive à une liste de questions qui requièrent une action de sa part. Je dirais que M. Collins n’a pas abordé certaines questions importantes, dont la « sensibilité politique et médiatique à ces questions », des « débats à la Chambre des communes » et des « accidents très récents », comme si ces discussions à la veille des prochaines élections fédérales n’étaient pas déjà compliquées. Au cours des ans, j’ai acquis une certaine appréciation de ces facteurs, si ce n’est que par sympathie pour les autorités de réglementation, mais je dirais qu’elles perdent parfois de vue l’objectif à la suite de pressions particulièrement intenses de différentes sources. Une partie du rôle de l’ACH est de nous assurer que nous ne perdrons jamais de vue les améliorations à notre sécurité opérationnelle dans un contexte canadien plutôt que d’harmoniser nos méthodes avec celles d’autres juridictions, ou de répondre à des pressions d’autres segments de l’industrie, par exemple.

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