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Selon une récente étude de Boeing, durant la période de 2018 à 2037, la demande mondiale pour des pilotes d’hélicoptère excédera le nombre de pilotes par 59 000. L’ACH et d’autres associations ont estimé que la nouvelle réglementation relative à  la gestion de la fatigue, lorsqu’elle entrera en vigueur en 2022, augmentera à elle seule la pénurie de pilotes de 25 à 40 %.

En réponse aux préoccupations croissantes de membres exploitants qui ont des hélicoptères parqués au sol pendant la saison estivale occupée, l’ACH explore divers mécanismes pour mitiger la pénurie d’équipages de vol, notamment :

  • Une subvention fédérale pour les nouveaux instructeurs de vol en hélicoptère.
  • Une subvention salariale et une assistance financière fédérale pour les nouveaux employés ou les employés de remplacement dans le Nord qui sont embauchés par des exploitants basés dans le Nord canadien.
  • Un programme qui permettrait aux pilotes ayant peu d’heures de vol  d’acquérir une expérience dans la lutte contre les incendies, incluant les communications radio lors de ces interventions.
  • Un programme de mentorat structuré qui accélérait la transition à des exploitants indépendants sous la supervision de pilotes plus expérimentés.
  • Une transition plus structurée pour les pilotes militaire retraités à des opérations civiles.
  • Un programme fédéral de perfectionnement de pilotes commerciaux brevetés.
  • Un programme en ligne structuré, commandité par l’ACH, d’appariement des offres et des demandes d'emploi.
  • Une relaxation des restrictions relatives aux travailleurs étrangers temporaires pour combler la demande à court terme.

Le président de l’ACH a dit, « …le problème dans notre industrie n’a jamais été une question de manque de pilotes, mais d’un manque de pilotes expérimentés et des coûts de perfectionnement. Notre industrie doit aussi communiquer aux clients l’importance de donner l’occasion aux pilotes moins expérimentés d’accumuler des heures de vol de manière sécuritaire et efficace, particulièrement en vue d’opérations à un seul pilote. Certaines opérations peuvent être parfaitement conduites par des pilotes moins expérimentés. Nous voulons que nos clients travaillent avec nous comme partenaires pour identifier ces opérations, ce qui permettra à notre industrie de se concentrer sur des compétences clés plutôt  que sur des exigences arbitraires de temps de vol. Bien que nous apprécions la volonté du gouvernement fédéral d’encourager l’embauche d’équipages autochtones et féminins, c’est un objectif à long terme. La stratégie actuelle du gouvernement ne commence même pas à mitiger la pénurie croissante d’équipages que nous connaissons aujourd’hui. La combinaison de la demande croissante pour des pilotes, des modifications au Code du travail fédéral et de l’utilisation, par notre industrie, de permis de calcul de la moyenne, avec les changements considérés conjointement avec les changements à la nouvelle réglementation relative aux temps de vols et de service en vol, réduiront l’impact positif de l’approche actuelle du gouvernement fédéral. Ce ne sera qu’un début. »