< Browse more articles

Par la SCDA, Nancy Barrett, caé, AMCES (Association Management, Consulting & Evaluation Services)

J’ai récemment rencontré six autres caé de l’AMCES dans le but d’identifier les tendances clés dans le secteur associatif. Il y en a certes plusieurs, mais en voici quatre qui, selon nous, méritent notre attention.

1.       On se préoccupe de plus en plus de la planification successorale

Si vous, votre personnel clé ou vos bénévoles clés êtes soudain incapables de poursuivre vos activités au sein de l’organisation, qui prendra leur place? Les organisations se préoccupent davantage de la gestion des risques et réfléchissent plus stratégiquement à la planification successorale. Elles reconnaissent notamment qu’il faut célébrer la génération du millénaire au lieu de la « gérer », et qu’il faut identifier plus tôt dans leur carrière les gens à rendement élevé et leur fournir des possibilités de perfectionnement par le biais d’apprentissage par l’expérience. Un autre élément crucial est d’avoir une culture organisationnelle attrayante qui encourage l’innovation, la collaboration et l’ouverture. 

Questions pour les leaders d’association

a.    Avez-vous établi un plan successoral pour vous-même, votre personnel et vos bénévoles?
b.    Comment identifiez-vous et développez-vous les futurs talents?
c.    Les gens veulent-ils travailler pour votre organisation? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qui doit changer?

2.       Le rapport entre la technologie et l’implication des membres prend de l’ampleur

En 2015, une proportion de 53 pour cent des utilisateurs de cellulaire accédaient à du contenu en ligne à partir de leur appareil et on prévoit que ce chiffre atteindra 63 pour cent d’ici 2017 (www.statista.com).  Il ne fait aucun doute que cette tendance influencera la conservation et le recrutement des membres.  Ceux-ci s’attendent à ce que leur association suive l’évolution technologique, et une conception de site web principalement axée sur le mobile est indispensable pour que les utilisateurs puissent trouver rapidement du contenu, dans un format utile.  Si les membres ne trouvent pas ce qu’il souhaitent avec votre organisation, beaucoup d’autres options se présentent à eux.

Les associations cherchent également à attirer des membres et à conserver leurs membres actuels. Une façon d’y parvenir consiste à élargir les options d’implication des membres, et la technologie joue ici un rôle clé.  L’adhésion virtuelle vise ceux pour qui une interaction en personne avec d’autres membres est impossible ou ne présente aucun intérêt pour le moment.  Les adhésions virtuelles comprennent typiquement une participation par le biais de webinaires, et de ressources et d’outils en ligne.  Les besoins des membres peuvent changer avec le temps et si les membres virtuels ont connu une expérience positive, ils seront plus susceptibles de devenir des membres à participation élevée dans le futur. 

Questions pour les leaders d’association

a.    Votre association est-elle désireuse d’investir dans le personnel et la technologie afin de soutenir les adhésions virtuelles?
b.    Quelle est la possibilité de transformer des membres virtuels en des membres à participation élevée à un moment ou à un autre dans l’avenir? 

3.       Une gouvernance qui se concentre davantage sur la durabilité

La Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif est claire au sujet du rôle de fiduciaire et des autres responsabilités d’un conseil d’administration. Par conséquent, les dirigeants doivent penser plus loin que le budget actuel et le suivant. Ils voient l’utilité d’entreprendre la planification de scénarios et une réflexion stratégique pour mieux cibler la durabilité. Cette approche à long terme aidera les associations à mieux prévoir les risques potentiels et les opportunités, et à s’y préparer.

Questions pour les leaders d’association

a.    Quel est mon rôle pour aider le conseil à se sentir plus à l’aise d’explorer de nouveaux territoires?
b.    Comment peut-on modifier les réunions du conseil pour faciliter ces importantes discussions?

4.       Augmentation de la qualité des programmes de reconnaissance professionnelle

La reconnaissance professionnelle est une marque de qualité et donne l’assurance qu’une personne a les compétences pour exécuter un travail ou une tâche. L’obtention d’une reconnaissance professionnelle est une exigence de nombreuses professions, et même si elle n’est pas obligatoire, elle peut donner un avantage concurrentiel à un chercheur d’emploi.  La reconnaissance professionnelle est également l’une des dernières avenues pour « l’adhésion obligatoire » à une association professionnelle. La demande de reconnaissance professionnelle augmente. L’abordabilité, la qualité, la réputation et la facilité d’accès sont des facteurs clés de succès.

Questions pour les leaders d’association

a.    La qualité de notre programme de reconnaissance professionnelle est-elle conforme aux meilleures pratiques? Si ce n’est pas le cas, quelles améliorations devons-nous apporter?
b.    Comment faire en sorte que nos membres certifiés s’impliquent dans l’association et ne fassent pas que payer pour leurs titres de compétences?